Le mardi soir, vous êtes encore dans la voiture quand le téléphone vibre. Un client mécontent sur WhatsApp. Un écart de caisse que la comptable a remarqué en fermant. Un devis que l’une de vos agences a chiffré à un autre prix que l’autre agence, pour le même chantier. Aucun de ces messages ne parle d’intelligence artificielle. Ils parlent d’un gérant qui tient cinq postes en même temps, parce que dans une PME de 5 à 80 personnes, la comptabilité, la file des mails, les ressources humaines, les litiges et parfois la sécurité du dépôt finissent toutes sur le même téléphone.
Ce qu’on vous propose pour en sortir a un vocabulaire bien rodé : des « agents » qui répondraient à vos clients, Copilot sur chaque poste, un « projet IA » facturé entre 15 000 et 50 000 € HT. Vous avez peut-être déjà signé une partie de tout ça. Et vous êtes toujours dans la voiture à 23 h.
Les chiffres publics racontent la même histoire, plus froidement. En 2025, 18 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus déclarent utiliser au moins une technologie d’IA, 15 % sous 50 salariés et 10 % dans la construction (Insee Première n° 2120, juillet 2026). Le baromètre France Num 2025 monte à 26 % des TPE-PME, un taux qui a doublé en un an. Dans les deux enquêtes, « utiliser l’IA » veut le plus souvent dire qu’un abonnement a été souscrit et que quelqu’un rédige ses mails avec. Entre cet abonnement et une tâche réellement retirée de l’agenda du gérant, il y a tout ce guide.
C’est un guide d’achat. Il dit ce qu’une PME a intérêt à brancher en 2027, ce qu’elle a intérêt à résilier avant, ce que ça coûte en ordre de grandeur HT, et ce que nous refusons de vendre en premier. Les fourchettes sont celles de missions livrées par Pierre Legrand, élargies d’un cran vers le haut ; un devis signé sort de l’Audit 180°, pas de cette page. Mise à jour le .
Une PME de 2027 n’a pas embauché cinq salariés virtuels. Elle a retiré trois tâches de l’agenda du gérant, et gardé la signature.
L'outil — 3 questions
Quelle porte chez vous, et ce que vous n'achetez pas
Un clic suffit. La fourchette est un ordre de grandeur HT, pas un devis signé : le chiffrage précis sort de l'Audit 180°.
Porte
Audit 180° — 60 min
Premier rendez-vous non facturé
Vous gardez. Une liste de gestes à gagner vite. Si le sujet n'est pas pour nous, on vous oriente ailleurs.
Vous n'achetez pas. Aucun outil avant d'avoir ouvert les factures éditeurs.
Ce qui change vraiment dans une PME en 2027
En 2027, l’IA utile à une PME tient en trois pièces : une mémoire métier, une règle de signature, et l’écran que l’équipe ouvre déjà. Tout le reste (le modèle retenu, l’hébergement, le protocole qui relie l’assistant à l’ERP) se règle après, et se change sans casser le reste.
Concrètement, c’est une journée où vous n’ouvrez plus 600 lignes pour trouver trois erreurs, parce que seul l’écart vous est présenté. Où le commercial, client au téléphone, obtient la bonne fiche technique en dix secondes, avec la page d’où elle vient. Où le devis sort homogène d’une agence à l’autre parce qu’il part du même catalogue et des mêmes règles de marge, et où quelqu’un le relit avant envoi. Où la colère d’un client arrive d’abord sous forme de brouillon de réponse, avec l’historique de son dossier, et non en premier sur votre téléphone.
| La pièce | Ce que c’est chez vous | Pourquoi elle compte |
|---|---|---|
| La mémoire métier | Vos devis passés, vos fiches techniques, vos mails types, vos règles de marge, indexés une fois. Hébergés chez vous ou sur nos machines, c’est vous qui choisissez. | Un assistant générique ne sait pas que « chez nous, on ne descend jamais sous 22 % sur la pose ». Le vôtre, si. |
| La règle de signature | L’assistant prépare. Une personne nommée tranche sur le devis, l’écart comptable, le message qui engage. | Un devis engage votre marge, une réponse engage votre relation client. La vitesse sans relecture coûte plus qu’elle ne rapporte. |
| L’écran déjà ouvert | L’assistant vit dans le mail, dans WhatsApp ou Telegram, dans une fenêtre à côté de l’ERP. Jamais dans une application de plus à apprendre. | L’adoption se joue à la friction près. Une application supplémentaire est ouverte trois semaines, puis oubliée. |
Il y a aussi ce que nous ne construisons pas, et que certains vous proposeront : un poste qui « regarde toutes les caméras », un suivi des badges, une IA qui « motive » l’équipe. La CNIL rappelle que les caméras ne doivent pas filmer les salariés sur leur poste de travail, et elle a sanctionné un employeur dont le dispositif, consulté en direct sur son téléphone, plaçait un salarié « sous surveillance permanente et constante ». Les caméras servent à l’anomalie (un dépôt ouvert à 3 h du matin), pas au management. Les ressources humaines reçoivent un aide-mémoire pour le dirigeant, pas un chef d’orchestre.
Commencez par soustraire : les licences ouvertes à 10 %
Avant d’acheter un outil d’IA, ouvrez les factures des éditeurs que vous payez déjà. Dans la plupart des PME de 10 à 20 personnes que nous auditons, le premier gain se trouve dans une résiliation, pas dans un abonnement de plus. Le réflexe 2026 consistait à ajouter Copilot, un CRM, Make ou Notion. Le réflexe 2027 consiste à demander, outil par outil : qui s’en est servi, cette semaine ?
L’inventaire tient en une après-midi.
- Exportez les factures éditeurs des douze derniers mois et rangez-les en trois colonnes : facturé au siège (Copilot, ChatGPT Team, Odoo, Monday), facturé au forfait (Make, Zapier, un logiciel métier), facturé par un prestataire (l’intégrateur, la régie).
- Comptez les sièges payés et les personnes qui ont ouvert l’outil sur les trente derniers jours. Le centre d’administration Microsoft 365 publie ces rapports d’utilisation ; Odoo liste les applications installées et les utilisateurs actifs ; pour les autres, une question à la cantonade suffit souvent.
- Sous 10 % d’usage réel, réduisez ou résiliez avant tout achat. Ne « formez pas mieux » à un outil que personne n’a demandé. Le budget récupéré va sur une seule tâche à volume.
Les ordres de grandeur ci-dessous valent pour une PME de 12 à 20 personnes. Ce n’est pas une étude de marché, c’est ce que nous retrouvons sur les factures.
| Vous payez déjà | Tarif public | Le piège des 10 % | À la place |
|---|---|---|---|
| Microsoft 365 Copilot | Complément Copilot Business : 18,20 € HT par utilisateur et par mois au catalogue France, 15,60 € la première année sur engagement annuel (offre valable jusqu’au 31 décembre 2026). | Quinze licences, deux personnes qui cliquent. Soit ~3 276 € HT par an pour des sièges vides, alors que Copilot Chat est déjà compris dans les abonnements Business éligibles. | Deux ou trois sièges, pour les personnes dont la journée se passe dans Outlook et Teams. Le métier (devis, PDF, écarts) se branche sur le catalogue et l’ERP, pas sur Word. |
| Odoo + intégrateur | À partir de 19,90 € HT par utilisateur et par mois (plan Standard, engagement annuel), plus le devis de l’intégrateur : 3 500 € déjà vus pour une remise à plat. | Quinze applications installées, cinq utilisées. Chaque réglage repasse par le prestataire, à la journée. | Un socle de cinq à sept modules, paramétré et expliqué à l’équipe. Cas publié : quatre jours de travail au lieu du devis à 3 500 €. |
| Sage, EBP, Ciel | Sage 50 Comptabilité Simply : environ 252 € HT par an pour un poste (guide tarifs de janvier 2026). EBP Gestion Commerciale Pro : de l’ordre de 50 à 60 € HT par mois, un utilisateur compris. Ces outils se facturent au poste, pas au siège. | Un module CRM, stock ou « IA » acheté en plus, et Excel qui reste la source de vérité. | On ne migre pas pour migrer. On relie : export, rapprochement des écarts, assistant par-dessus ce qui fonctionne. |
| ChatGPT Team, Claude pour toute l’équipe | Quelques dizaines d’euros par utilisateur et par mois. | Tout le monde a un siège, personne n’a le contexte de l’entreprise : ni les marges, ni le catalogue, ni les habitudes de réponse. | Un à trois sièges, et une mémoire métier partagée (devis, PDF, règles) que chaque siège consulte. |
| Make, Zapier, Monday | De 20 à 300 € par mois selon le volume, ou 8 à 20 € par utilisateur. | Des scénarios cassés que plus personne n’ose toucher. Le vrai kanban est resté sur le tableau blanc. | Une brique, mesurée. Par exemple la relance de devis qui s’arrête dès que le client répond. |
Fourchettes 2026-2027, HT, hors spécificités, d'après nos missions. Copilot Business : tarif Microsoft France (catalogue 18,20 € HT par utilisateur et par mois ; 15,60 € la première année sur engagement annuel, offre valable jusqu'au 31 décembre 2026). Odoo : plan Standard, engagement annuel. Sage 50 Comptabilité Simply : 252 € HT par an (guide tarifs de janvier 2026). Un devis signé sort de l'Audit 180°.
Combien ça coûte : 15 à 50 k€ sur le marché, 2 à 10 k€ pour une tâche
Un premier chantier d’IA utile dans une PME coûte entre 2 000 et 10 000 € HT quand il porte sur une seule tâche, branchée sur les outils en place, avec un humain qui valide. Les pages qui annoncent 15 000 à 50 000 € HT ne mentent pas : elles chiffrent un « projet IA » à périmètre ouvert, souvent avec une nouvelle stack à installer et à faire adopter. L’écart vient du périmètre. Accélérer une tâche que l’équipe fait déjà, dans l’écran qu’elle ouvre déjà, demande moins de semaines et moins de logiciels qu’en installer une nouvelle.
| Poste | Ce que le web répond | Ce que nous livrons |
|---|---|---|
| « Projet IA » générique, premier cas d'usage | 15 à 50 k€ HT (pages prestataires 2026) | 2 à 10 k€ HT pour une tâche, branchée sur l'existant, avec validation humaine |
| Assistant documentaire (recherche dans vos PDF) | 15 à 35 k€ HT | 3 à 7 k€ HT, réponse sourcée ou pas de réponse |
| Copilot pour toute l'équipe | 18,20 € HT par utilisateur et par mois, en complément | Deux ou trois sièges, Copilot Chat déjà compris. Le métier se branche sur le catalogue, pas sur Word |
Trois choses font bouger une fourchette. La propreté des données d’abord : un catalogue plein de doublons ou un plan comptable approximatif ajoute des jours, parce qu’il faut remettre en ordre avant de brancher quoi que ce soit. Le nombre d’écrans à toucher ensuite : un assistant qui lit l’ERP coûte moins qu’un assistant qui lit l’ERP, le mail et le portail fournisseur. Le niveau de validation enfin : plus la règle de signature est stricte, plus il faut de temps pour la calibrer, et c’est du temps bien placé. Dans nos fourchettes, nous comptons le cadrage, la mise en place, la formation de la personne qui valide et le suivi des écarts les premières semaines. Les abonnements aux modèles (quelques dizaines d’euros par mois) et la reprise d’un catalogue sale restent à part.
Onze portes, une par situation. La première colonne est la phrase que vous prononceriez ; la dernière dit ce que vous gardez et ce que vous n’achetez pas.
| Si c’est ça, chez vous | Porte | Ordre de grandeur | Vous gardez (vous n’achetez pas) |
|---|---|---|---|
| Je ne sais même pas par où commencer | Audit 180° — 60 min | Premier rendez-vous non facturé | Une liste de gestes à gagner vite. Si le sujet n'est pas pour nous, on vous oriente ailleurs. (Aucun outil avant d'avoir ouvert les factures éditeurs.) |
| Il me faut une feuille de route, pas un outil | Audit 360° : cartographie et feuille de route | 550 € HT, une demi-journée | Six mois priorisés, le retour attendu par chantier, et la liste des outils à ne pas acheter. (Le catalogue de fonctionnalités. On part de vos gestes, pas d'une pile logicielle.) |
| L'équipe doit pêcher toute seule | Atelier Claude Cowork ou Claude Code | Dès 450 € HT la demi-journée | L'autonomie : moins de journées d'intégrateur à 600 ou 1 000 €. (La régie opaque. Après l'atelier, l'équipe modifie ses propres réglages.) |
| Tout passe par vous (mail, WhatsApp, décisions) | Le goulot : triage, brouillons, comptes rendus qui produisent des actions | ~2 à 6 k€ HT | Vous signez encore. Vous ne triez plus. (Copilot déployé sur tous les postes, l'agent vocal « qui décroche tout ».) |
| Deux heures pour un devis, deux prix selon l'agence | Assistant de chiffrage (catalogue et marges, relecture humaine) | ~4 à 10 k€ HT selon propreté du catalogue | Cas mesuré chez une PME du BTP : de 2 h à 15 min par devis. Personne n'envoie sans relecture. (Le portail client tant que le catalogue est sale.) |
| Le commercial fouille 400 PDF pendant que le client attend | Base de connaissance sourcée | ~3 à 7 k€ HT | Une réponse avec sa source, ou pas de réponse. (Un assistant générique branché sur le Drive en vrac.) |
| Une journée à rapprocher facture, BL et commande | Rapprochement facture, bon de livraison, commande | ~3 à 7 k€ HT | Personne ne relit 600 lignes. On relit les écarts. (La migration d'ERP « parce que l'IA ».) |
| On ne sait jamais quoi commander, ni où en est le franco | Savoir quoi commander, et quand | ~3 à 8 k€ HT | Le besoin net calculé et le seuil de franco affiché avant de valider. (Le module stock installé et jamais ouvert, Excel restant la vérité.) |
| Les devis partent et personne ne relance | Relance des devis restés sans réponse | ~2 à 6 k€ HT | La relance part au bon moment, avec le contexte du dossier, et s'arrête dès que le client répond. (La séquence Make ou Zapier aveugle que plus personne n'ose toucher.) |
| Odoo est « bloqué » chez l'intégrateur | Remise d'aplomb Odoo, puis formation de l'équipe | Des jours, pas des semaines (3 500 € déjà vus en devis) | L'équipe modifie ensuite ses réglages toute seule. (Le réglage facturé 600 à 1 000 € la journée chez l'intégrateur.) |
| « Je veux un agent qui parle à mes clients » | L'agent qui parle à vos clients : pas en premier | Pas de devis d'emblée | Le lien commercial. On prépare les réponses, on ne décroche pas à votre place. (« Confier toute la relation client à l'IA ». Le back-office passe d'abord.) |
Fourchettes 2026-2027, HT, hors spécificités, d'après nos missions. Copilot Business : tarif Microsoft France (catalogue 18,20 € HT par utilisateur et par mois ; 15,60 € la première année sur engagement annuel, offre valable jusqu'au 31 décembre 2026). Odoo : plan Standard, engagement annuel. Sage 50 Comptabilité Simply : 252 € HT par an (guide tarifs de janvier 2026). Un devis signé sort de l'Audit 180°.
Ces fourchettes s’appuient sur des chantiers déjà publiés, pas sur des promesses. Un assistant de chiffrage chez une PME du BTP a ramené le devis de deux heures à quinze minutes, avec relecture avant envoi. Un Odoo bloqué chez l’intégrateur a été remis d’aplomb en quatre jours, face à un devis à 3 500 €. Et chez une PME de négoce technique en Île-de-France, le catalogue comptait ses fiches en centaines de milliers pour quelques milliers de produits réellement en stock : aucun agent ne rattrape des données non tenues. On remet le catalogue en ordre, puis on ouvre le portail. L’ordre inverse échoue toujours.
Une limite, franche : si vous n’avez ni catalogue, ni file de mails structurée, ni logiciel de gestion, ces fourchettes ne s’appliquent pas. Il vous faut d’abord un processus écrit, pas un assistant.
La règle de signature : l’IA prépare, quelqu’un chez vous tranche
Tout ce qui engage la marge, le juridique ou la relation client est préparé par l’assistant et signé par une personne nommée. Le reste (tri, recherche, premier jet, compte rendu) peut partir seul, avec une relecture a posteriori les premières semaines. Cette règle est la seule pièce du dispositif qui ne se négocie pas au démarrage, parce qu’elle protège ce que l’IA ne voit pas : un devis engage votre marge, une réponse à un client mécontent engage dix ans de relation, une écriture comptable engage le bilan.
Elle se relâche ensuite, mais sur des écarts mesurés, jamais sur une promesse. Après trois mois, vous savez combien de lignes de devis l’assistant a proposées et combien ont été corrigées. Si les lignes standard (une pose au mètre, une référence catalogue) sortent justes à chaque fois, elles peuvent passer en validation automatique, et la relecture se concentre sur les lignes inhabituelles. Si le taux de correction ne descend pas, le problème n’est pas l’assistant, ce sont les règles de marge qui ne sont pas écrites, et c’est une information utile en soi.
Après 90 jours : ce qui devient discutable
Une fois le premier geste en production depuis trois mois, trois sujets s’ouvrent. Avant, nous les refusons : trop de surface, trop de confiance accordée à un outil que personne n’a encore corrigé.
- Brancher l’assistant sur l’ERP. En lecture seule d’abord, en écriture ensuite. L’assistant voit les stocks, les clients, l’historique des commandes, sous les droits de la personne qui l’interroge (via un serveur MCP, le protocole qui relie un assistant à un logiciel métier). Ce n’est pas un second logiciel à apprendre, c’est le vôtre qui répond aux questions.
- Les dossiers que vous n’envoyez nulle part. Contrats, pièces d’un litige, éléments de rémunération : le modèle tourne chez vous, ou sur nos machines, sans passer par un service américain. Vous choisissez.
- Le portail de réassort pour les clients réguliers. Ils commandent seuls, sans ressaisie chez vous. La condition n’est pas négociable : le catalogue est propre. Sinon le portail expose le désordre à vos clients.
Ce que nous refusons de vendre en premier
Quatre chantiers sont techniquement faisables aujourd’hui et n’entrent pas dans un premier devis chez nous. Ils reviennent par crans, quand le cran précédent a tenu.
- L’agent qui parle à vos clients. Vos clients réguliers appellent aussi pour parler à quelqu’un, et une réponse ratée coûte plus qu’une heure de tri. On commence par le back-office : ressaisie, recherche sourcée, brouillons que le commercial relit. Le premier niveau automatisé vient ensuite, sur les sujets sans enjeu.
- Le devis envoyé sans relecture. Voir la règle de signature ci-dessus. Cran 1, tout est relu ; cran 2, les lignes standard passent seules, sur des écarts mesurés.
- L’analytique posée sur des données non tenues. Si le plan comptable ou le catalogue est faux, l’assistant ne le corrige pas, il industrialise l’erreur. On chiffre d’abord la remise en ordre, souvent moins lourde que redouté, puis on branche l’analytique dessus.
- La migration d’ERP « pour l’IA ». Un ERP se change quand il bloque le métier, pas parce qu’un assistant aurait besoin d’une API. Si Sage ou EBP tiennent le quotidien, on relie, on ne remplace pas.
Si vous voulez d’abord vous situer sans parler budget, l’explorateur de la page d’accueil croise votre métier et vos outils en place, et dit ce qui est déjà en production, ce qui se cadre, et ce qui attend. Le hub Augmenter mon entreprise range les autres ressources par douleur.
Questions fréquentes
Combien coûte un premier chantier d'IA dans une PME ?
Entre 2 000 et 10 000 € HT quand il porte sur une seule tâche, branchée sur les outils déjà en place, avec un humain qui valide ce qui engage la marge. Ce sont les fourchettes de missions livrées par Pierre Legrand (augmenter.PRO), élargies d'un cran vers le haut. Les pages qui annoncent 15 000 à 50 000 € HT chiffrent un « projet IA » à périmètre ouvert, souvent avec une nouvelle stack à installer. L'écart vient du périmètre, pas d'un rabais.
Le premier rendez-vous est-il payant ?
Non. L'Audit 180° dure 60 minutes, en visio partout en France ou en présentiel dans les Yvelines et le Val-d'Oise, et n'est pas facturé, sous conditions : une PME ou un indépendant, un sujet précis, l'intention d'agir. La cartographie complète (Audit 360°, une demi-journée, feuille de route sur 6 mois) coûte 550 € HT. Un atelier Claude Cowork pour l'équipe commence à 450 € HT la demi-journée.
Faut-il Microsoft 365 Copilot pour toute l'équipe ?
Rarement. Copilot Chat, le chat ancré sur le web, est déjà compris dans les abonnements Microsoft 365 Business éligibles. Le complément Copilot Business, celui qui lit vos mails et vos fichiers, coûte 18,20 € HT par utilisateur et par mois au catalogue France (15,60 € la première année jusqu'au 31 décembre 2026). Quinze sièges à ce tarif représentent environ 3 300 € HT par an. On les réserve aux deux ou trois personnes dont la journée se passe réellement dans Outlook et Teams.
Un agent IA peut-il répondre aux clients à la place du commercial ?
Techniquement, oui. Nous refusons de le livrer en premier. Un client régulier qui appelle veut aussi parler à quelqu'un, et une réponse ratée coûte plus qu'une heure de tri. On commence par le back-office : ressaisie, recherche sourcée, préparation des réponses que le commercial relit et envoie. Le premier niveau automatisé ne vient qu'ensuite, sur les sujets sans enjeu, une fois les écarts mesurés.
Faut-il changer d'ERP (Sage, EBP, Odoo) pour faire de l'IA ?
Non. Si Sage ou EBP tiennent le quotidien, on relie : export, rapprochement des écarts, assistant par-dessus ce qui fonctionne. On ne migre jamais « pour l'IA ». Odoo ne devient un chantier que s'il est déjà installé et bloqué chez l'intégrateur ; dans un cas publié, la remise à plat a pris quatre jours de travail face à un devis à 3 500 €.
Par où commencer quand tout passe encore par le gérant ?
Par deux inventaires : le geste quotidien que personne n'aime (devis, PDF, rapprochement, file de mails, relances) et les licences payées mais ouvertes à moins de 10 %. Le premier livrable est souvent une résiliation partielle, puis un assistant de triage et de comptes rendus qui produit des actions. Le gérant signe encore. Il ne trie plus.
Par où commencer cette semaine
Trois choses se font sans nous, et valent d’être faites avant tout rendez-vous. Sortez les factures éditeurs et comptez les sièges ouverts sur trente jours. Notez le geste que vous, ou quelqu’un de l’équipe, refaites chaque jour en soupirant. Décidez qui, chez vous, signera ce que l’assistant prépare. Avec ces trois réponses, un premier chantier se cadre en une heure.
Cette heure, c’est l’Audit 180° : vos outils, vos processus, vos factures. Nous vous disons ce qu’on branche, ce qu’on laisse, ce qu’on résilie, et nous vous orientons ailleurs si le sujet n’est pas pour nous. Sur rendez-vous, en visio partout en France ou en présentiel dans les Yvelines et le Val-d’Oise. Si l’équipe doit d’abord apprendre à se servir de l’outil elle-même, l’atelier Claude Cowork commence à 450 € HT la demi-journée, sur vos cas. La méthode complète est décrite sur l’approche.
Et si l’inventaire montre que tout est utilisé, que rien ne bloque et que personne ne soupire, gardez ce guide sous le coude. Vous n’avez pas besoin de nous cette année.
